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3.0 PRODUCTIONS GERPHAU


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Altérarchitectures Manifesto

2012    344 Pages    (Infolio)

Cet ouvrage est publié dans le cadre de la 13e Biennale d'architecture de Venise (29 août- 25 novembre 2012) où pionniers, économistes, star-architectes, philosophes, géographes, critiques, participent à la construction d'un bien commun, qui devra être mis en débat, diffusé, partagé. " Pump up housing, city creates city, Aunt Bertha's cabin, Think Tight !, Asking architecture, When people take charge, Athens by exception, Gradient fields, Place au Changement, Un plus un, Petites [...]

Cet ouvrage est publié dans le cadre de la 13e Biennale d'architecture de Venise (29 août- 25 novembre 2012) où pionniers, économistes, star-architectes, philosophes, géographes, critiques, participent à la construction d'un bien commun, qui devra être mis en débat, diffusé, partagé.
" Pump up housing, city creates city, Aunt Bertha's cabin, Think Tight !, Asking architecture, When people take charge, Athens by exception, Gradient fields, Place au Changement, Un plus un, Petites Urbanités Libres ." pour ne citer que quelques titres des projets au hasard, voilà qui donne le ton ! Comment rendre compte des aventures singulières qui s'inventent dans des niches de territoires, comment porter à la connaissance du politique cette écosophie de la ville qui s'élabore en tricotant de nouvelles règles avec les lacunes du droit et des normes ? [less]

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(Anti)chambres : Les architectures fragiles dans l'oeuvre de Samuel Beckett

Esteban Restrepo Restrepo

2015    206 Pages    (Les Presses du réel)

Tout dans l'œuvre de Samuel Beckett est guetté constamment par le néant : personnages, objets, mots, voix, images et espaces sont dépouillés progressivement des traits qui les constituent. L'architecture n'y est pas l'exception. Elle se soustrait au fur et à mesure à tout ce qui l'affirme comme telle, devenant de moins en moins reconnaissable, de moins en moins identifiable, nous expulsant lentement hors de sa zone d'immanence, rendant donc inutiles et inopérants les imaginaires communs [...]

Tout dans l'œuvre de Samuel Beckett est guetté constamment par le néant : personnages, objets, mots, voix, images et espaces sont dépouillés progressivement des traits qui les constituent. L'architecture n'y est pas l'exception. Elle se soustrait au fur et à mesure à tout ce qui l'affirme comme telle, devenant de moins en moins reconnaissable, de moins en moins identifiable, nous expulsant lentement hors de sa zone d'immanence, rendant donc inutiles et inopérants les imaginaires communs, les sédiments disciplinaires et les garanties conceptuelles dont on se sert habituellement pour l'appréhender. Néanmoins, c'est grâce à cet amoindrissement-là qu'elle va pouvoir se révéler, juste avant sa propre dissolution, dans sa condition primordiale. Ainsi, à travers l'œuvre de Beckett, on peut assister au dévoilement de l'inconscient de l'architecture elle-même, là où elle se trouve encore à l'état élémentaire du geste, se débattant pour créer de l'ordre dans l'espace physique. [less]

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Art et philosophie, ville et architecture

Thierry Paquot, Henri Maldiney, Chris Younès

2003    304 Pages    (La Découverte)

L'art est dans la rue : fresques murales, statues, monuments, mobiles, installations éphémères, décors provisoires, expositions et spectacles en plein air, bateleurs et saltimbanques... Plus encore, certaines villes se prétendent une « œuvre d'art totale » qu'il convient d'honorer tel un musée hors les murs. Le citadin est interpellé par toutes ces créations dont il ne prend pas toujours la mesure. Dès lors qu'il s'agit des établissements humains, la question devient celle de la [...]

L'art est dans la rue : fresques murales, statues, monuments, mobiles, installations éphémères, décors provisoires, expositions et spectacles en plein air, bateleurs et saltimbanques... Plus encore, certaines villes se prétendent une « œuvre d'art totale » qu'il convient d'honorer tel un musée hors les murs. Le citadin est interpellé par toutes ces créations dont il ne prend pas toujours la mesure. Dès lors qu'il s'agit des établissements humains, la question devient celle de la rencontre entre éthique comme manière d'être, et esthétique comme vérité du sentir. Dans ce livre, les auteurs (artistes, architectes, philosophes, historiens, urbanistes) observent les façons dont l’« espace », le « temps » et les « formes d’expressions » sont plus ou moins solidaires des évolutions sociales et techniques qui assaillent les sociétés contemporaines. Ces évolutions s’affrontent, se combinent ou se parasitent, mais nul ne peut les ignorer, tant elles interfèrent dans le devenir urbain. Comment alors nouer le topos et le logos qui donnent sens, à l’aisthesis qui relie ? L’art dans sa relation complexe au territoire y parvient-il ? À l’heure de l’éparpillement géographique des villes et de l’émiettement du temps de la quotidienneté, l’art peut-il manifester la « signification insignifiable » qu’attend le poète ? Il en va de l’habitabilité même. [less]

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Au tournant de l'expérience: Interroger ce qui se construit, partager ce qui nous arrive

Chris Younès, Céline BODART

2019    278 Pages    (Hermann)

Bien sûr, l’expérience n’est pas une ligne droite ; elle est toujours et déjà constituée de tournants, de tourments et de retournements. Mais d’où vient cette intuition que ce tournant, aujourd’hui et maintenant, mérite de s’y arrêter pour le penser ? Au croisement de l’architecture et de la philosophie, nous avons invité des auteurs à rendre compte de la diversité des trajectoires de pensée et des actions, multipliant ainsi les prises et reprises pour interroger ce qui [...]

Bien sûr, l’expérience n’est pas une ligne droite ; elle est toujours et déjà constituée de tournants, de tourments et de retournements. Mais d’où vient cette intuition que ce tournant, aujourd’hui et maintenant, mérite de s’y arrêter pour le penser ?
Au croisement de l’architecture et de la philosophie, nous avons invité des auteurs à rendre compte de la diversité des trajectoires de pensée et des actions, multipliant ainsi les prises et reprises pour interroger ce qui se construit et partager ce qui nous arrive.

Contributeurs :
Guy AMSELLEM, Agence ATELIERGEORGES, Agence BASE, Antoine BEGEL, Céline BODART, Xavier BONNAUD, Stéphane BONZANI, Martine BOUCHIER, Aysegül CANKAT, Coopérative CUESTA, Didier DEBAISE, Agence FABRIQUES ARCHITECTURES-PAYSAGES, Catherine GROUT, François GUÉRY, François JULLIEN, Bruno LATOUR, Micheline LELIÈVRE, David MARCILLON, Jim NJOO, Daniel PAYOT, Frédérique PEYROUZÈRE, Philippe RAHM, Emmanuelle ROBERTIES, Mathias ROLLOT, Agence Claire SCHORTER, Antonella TUFANO, Chris YOUNÈS [less]

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De la ville au technocosme : Le meilleur des mondes ?

Xavier Bonnaud

2008    135 Pages    (L'Atalante Editions)

De la ville au technocosme n’est pas un essai ordinaire. Son auteur, Xavier Bonnaud, est un architecte qui a exercé pendant plus de vingt ans en région parisienne. C’est fort de cette expérience et de ses lectures qu’il s’est plongé dans ce monde, le nôtre, constamment renouvelé par la technologie. En interrogeant ce nouvel environnement – un assemblage de réseaux, de fonctions et de lieux qui équipent notre existence et servent notre quête de performance, Xavier Bonnaud nous [...]

De la ville au technocosme n’est pas un essai ordinaire. Son auteur, Xavier Bonnaud, est un architecte qui a exercé pendant plus de vingt ans en région parisienne. C’est fort de cette expérience et de ses lectures qu’il s’est plongé dans ce monde, le nôtre, constamment renouvelé par la technologie. En interrogeant ce nouvel environnement – un assemblage de réseaux, de fonctions et de lieux qui équipent notre existence et servent notre quête de performance, Xavier Bonnaud nous propose de réfléchir à l’impact de la technicité croissante de nos existences. Une question domine du reste sa réflexion : pourquoi, à travers son génie technique, l’homme construit pour lui-même des cités qui lui paraissent soudain inhospitalières ?

Ouvrage « de société », au sens où il est ancré dans le réel, et de philosophie de l’urbain, De la ville au technocosme questionne finalement le devenir de l’homme : puisqu’il n’y a pas d’alternative au monde urbain, est-ce que l’homme saura y mettre de l’espérance ? [less]

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Emprisonner et surveiller : vers la normalisation du placement sous surveillance électronique

Tony Ferri

2016    152 Pages    (BREAL)

A partir de l'analyse des deux grands régimes actuels de mise sous écrou, l'emprisonnement et le placement sous surveillance électronique, cet ouvrage propose de décrire la manière dont les pénalités contemporaines évoluent progressivement vers la mise en oeuvre d'une banalisation de l'enfermement, et ce jusqu en milieu libre. L'auteur développe une approche comparative et critique permettant d établir les ressemblances et les dissemblances qui existent entre ces deux formes carcé [...]

A partir de l'analyse des deux grands régimes actuels de mise sous écrou, l'emprisonnement et le placement sous surveillance électronique, cet ouvrage propose de décrire la manière dont les pénalités contemporaines évoluent progressivement vers la mise en oeuvre d'une banalisation de l'enfermement, et ce jusqu en milieu libre.
L'auteur développe une approche comparative et critique permettant d établir les ressemblances et les dissemblances qui existent entre ces deux formes carcérales conduisant, pour l'une, vers la prison, et, pour l'autre, vers le port du bracelet électronique pénal.
L'intérêt de ce livre réside dans le fait qu'il s'interroge sur les conditions d'émergence d'une société de l'hyper-surveillance.

Tony Ferri est docteur en philosophie, chercheur au Gerphau et conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation. Spécialiste des pénalités contemporaines, il est l'auteur notamment de La Compulsion de punir. [less]

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Encore l'architecture Encore la philosophie

Chris Younès, Céline Bodart

2016    242 Pages    (Hermann)

À Paris, un premier rendez-vous célébrait en 1985 la rencontre de l’architecture et de la philosophie. Architectes et philosophes étaient invités à discuter ensemble de la question suivante : comment la philosophie peut-elle saisir l’architecture au plus près de ce qui la détermine ? Qu’en est-il encore aujourd'hui quand il s’agit de trans-, re-, co-, alter-architectures ou de bio-, géo-, éco-sophies ? Comment ces enchaînements de préfixes questionnent-ils le sens de ces [...]

À Paris, un premier rendez-vous célébrait en 1985 la rencontre de l’architecture et de la philosophie. Architectes et philosophes étaient invités à discuter ensemble de la question suivante : comment la philosophie peut-elle saisir l’architecture au plus près de ce qui la détermine ?
Qu’en est-il encore aujourd'hui quand il s’agit de trans-, re-, co-, alter-architectures ou de bio-, géo-, éco-sophies ? Comment ces enchaînements de préfixes questionnent-ils le sens de ces pratiques ? Quels sont les événements qui ont orienté, ré-orienté, parfois dés-orienté leurs récits, discours et fondements ? Qu’est-ce qui encore et toujours résiste et se transforme ?
Il s’agit dans cet ouvrage qui rassemble diverses approches de mettre en débat ce qui participe à la tenue et à l’ouverture d’un monde. [less]

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Espace et lieu dans la pensée occidentale, de Platon à Nietzsche

Thierry Paquot, Chris Younès

2012    320 Pages    (La Découverte)

Que représentent l’ « espace » et le « lieu » pour les philosophes ? Quelle place occupent ces « notions » dans les différents systèmes de pensée ? Sont-elles synonymes ? Ont-elles des sens qui changent avec les découvertes scientifiques (en géométrie, en physique, en astronomie…) ? Comment sont-elles, ou non, liés au concept de temps ? Ont-elles à voir avec d’autres thèmes, comme le territoire, la ville et la campagne, le paysage ? Pour la première fois, en langue franç [...]

Que représentent l’ « espace » et le « lieu » pour les philosophes ? Quelle place occupent ces « notions » dans les différents systèmes de pensée ? Sont-elles synonymes ? Ont-elles des sens qui changent avec les découvertes scientifiques (en géométrie, en physique, en astronomie…) ? Comment sont-elles, ou non, liés au concept de temps ? Ont-elles à voir avec d’autres thèmes, comme le territoire, la ville et la campagne, le paysage ? Pour la première fois, en langue française, un ouvrage rassemble les contributions de philosophes confirmés, qui explorent la pensée d’auteurs majeurs de l’histoire intellectuelle occidentale en privilégiant l’espace et le lieu. Ce livre collectif complète Le Territoire des philosophes (La Découverte, 2009), qui se focalisait sur les penseurs du XXe siècle.
Dix-neuf auteurs, de Platon à Nietzsche, sont ici questionnés quant à leur usage théorique de l’espace et du lieu, alors même qu’ils sont, pour la plupart, célèbres pour d’autres concepts et apports. Les contributeurs s’efforcent de situer la pensée de leur auteur dans son temps et dans la longue géohistoire des idées. La philosophie est ici entendue à la fois comme un « art de vivre » et une manière de comprendre le monde, deux dimensions inséparables dans la saisie et de l’espace et du lieu. Tout être humain est « spatio-temporalisé » et c’est seulement en ce sens qu’il habite la Terre et en fait sa demeure. [less]

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Ethique, architecture, urbain

Thierry Paquot, Paquot, Chris Younès

2000    223 Pages    (La Découverte)

L'éthique, selon son étymologie, est un ethos, c'est-à-dire une « manière d'être ». Séjour de l'homme au monde, elle est un mode d'existence qui s'adresse à chacun et se distingue aussi bien d'une morale comme rapport à soi que d'une pensée moralisatrice pour l'Autre. Ainsi, l'éthique participe à la relation à autrui et au monde - à la Nature, à ce qu'on nomme bien hâtivement l'environnement. Elle se confond parfois avec la responsabilité, que nos actes ordinaires ne peuvent [...]

L'éthique, selon son étymologie, est un ethos, c'est-à-dire une « manière d'être ». Séjour de l'homme au monde, elle est un mode d'existence qui s'adresse à chacun et se distingue aussi bien d'une morale comme rapport à soi que d'une pensée moralisatrice pour l'Autre. Ainsi, l'éthique participe à la relation à autrui et au monde - à la Nature, à ce qu'on nomme bien hâtivement l'environnement. Elle se confond parfois avec la responsabilité, que nos actes ordinaires ne peuvent pas esquiver, et la déontologie, qui règle les pratiques professionnelles. L'architecte et l'urbaniste, par exemple, sont non seulement responsables juridiquement de ce qu'ils édifient, mais éthiquement. À l'heure où ces métiers connaissent de profondes mutations, à la suite des nouvelles configurations territoriales et des nouveaux modes de vie urbains, la question de l'éthique se pose avec acuité. Bâtir la demeure de l'homme, aménager ses lieux et ses sites ne sont pas une mince affaire. Certes, de trop nombreux professionnels ne s'en soucient guère, préoccupés qu'ils sont par « leur » œuvre ou leur chiffre d'affaire... Pourtant, chaque jour, s'affirme l'idée selon laquelle il n'y a pas d'esthétique sans éthique. Les auteurs de ce livre - architectes, urbanistes, philosophes, sociologues, juristes, historiens - explorent les implications de l'éthique pour les « faiseurs de ville », ainsi que les interfaces entre opérations d'aménagement, pratiques démocratiques et exigences écologiques. [less]

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Géométrie, mesure du monde

Chris YOUNÈS, Thierry PAQUOT

2019    288 Pages    (La Découverte)

Les architectures molles, sculptées, transparentes, immatérielles prétendent se libérer des contraintes géométriques, comme si la géométrie ne revendiquait que la droite et la forme orthogonale ou le cercle ! Certains architectes s’abandonnent aux « hasards » informatiques et construisent des édifices à la géométrie chahutée par un logiciel. Des urbanistes opposent encore le plan radioconcentrique au plan en damier en ce qui concerne l’expansion des villes et, refusant d’ [...]

Les architectures molles, sculptées, transparentes, immatérielles prétendent se libérer des contraintes géométriques, comme si la géométrie ne revendiquait que la droite et la forme orthogonale ou le cercle ! Certains architectes s’abandonnent aux « hasards » informatiques et construisent des édifices à la géométrie chahutée par un logiciel. Des urbanistes opposent encore le plan radioconcentrique au plan en damier en ce qui concerne l’expansion des villes et, refusant d’imaginer d’autres morphologies, laissent faire la promotion immobilière, les opportunités foncières et le chacun pour soi. La géométrie, dans notre culture marquée par la philosophie grecque, est constitutive de l’architecture et de l’urbanisme. Elle est mise en débat par le jeu extraordinairement varié des formes et de leurs agencements, aussi bien que par des régulations qui donnent une mesure au monde et suscitent des questionnements quant à ce qui est à la mesure de l’existence. Depuis le simple pas jusqu’aux théories les plus sophistiquées, la géométrie – qui n’a jamais cessé de se complexifier depuis Pythagore ou Euclide – se rappelle à nous. C’est ce rappel qu’il nous faut entendre, comme une invitation à penser aussi bien notre corps que le paysage, aussi bien la maison que la ville et la cité. Cet ouvrage collectif veut questionner géométriquement et philosophiquement l’urbain contemporain et les architectures qu’il provoque. En d’autres termes, il espère saisir à partir de la confrontation entre mathématiciens, géomètres, historiens, architectes, urbanistes, paysagistes, philosophes, l’expérience existentielle de l’espace-temps des lieux. [less]

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Global Environment n°10.2-2017 : Waste as Resource

Roberto d'Arienzo (sous la dir. de)

2017    549 Pages    (The White Horse Press)

numéro spécial monographique de la revue Global Environment. A journal of Transdisciplinary History.

numéro spécial monographique de la revue Global Environment. A journal of Transdisciplinary History. [less]

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Habiter, le propre de l'humain

Michel LUSSAULT, Chris YOUNÈS, Thierry PAQUOT

2007    384 Pages    (La Découverte)

Au-delà de son acception triviale – se loger, résider à telle adresse ou dans tel quartier –, le terme « habiter » renvoie au rapport que l’homme entretient avec les lieux de son existence, mais aussi à la relation, sans cesse renouvelée, qu’il établit avec l’écoumène, cette demeure terrestre de l’être. « Habiter » entremêle le temps et l’espace, et l’explorer revient à questionner l’histoire et la géographie d’une manière anthropologique en sachant que l’ [...]

Au-delà de son acception triviale – se loger, résider à telle adresse ou dans tel quartier –, le terme « habiter » renvoie au rapport que l’homme entretient avec les lieux de son existence, mais aussi à la relation, sans cesse renouvelée, qu’il établit avec l’écoumène, cette demeure terrestre de l’être. « Habiter » entremêle le temps et l’espace, et l’explorer revient à questionner l’histoire et la géographie d’une manière anthropologique en sachant que l’humain est un être parlant et fabricant. Les auteurs de cet ouvrage confrontent ainsi les apports de différentes disciplines (architecture, sociologie, géographie, urbanisme, ethnologie, philosophie…) à la compréhension de « habiter » et de l’« habiter ». Ils témoignent de la très riche polysémie de ce verbe, source de débats contradictoires aux implications tant théoriques que pratiques.
En effet, si « habiter » est le propre de l’homme, alors pourquoi accepte-t-il trop souvent l’inhabitable ? Que signifie l’habitabilité de la Terre ? En quoi l’architecture et l’urbanisme contribuent-ils, ou non, à la rendre habitable ? Comment la qualité d’un lieu conforte-t-elle la beauté de l’existence ? Répondre à ces questions revient à analyser les tensions qui se manifestent entre l’homme, la technique et la nature et aussi les représen-tations qui en découlent. À l’heure de l’urbanisation planétaire, de la généralisation des réseaux techniques de communication et d’une certaine homogénéisation des rapports homme/nature, il est essentiel de penser ce qu’« habiter » veut dire. [less]

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Henri Maldiney : Philosophie, art et existence

Chris Younès (sous la dir. de)

2007    (Cerf)

Philosophe majeur de notre époque, Henri Maldiney, né en 1912, a élaboré solitairement une phénoménologie consacrée à l'art et à la poésie (Cézanne, Tal Coat, Francis Ponge, du Bouchet, etc.). Il a contribué à la "daseinanalyse", en introduisant et discutant Ludwig Binswanger, et à une philosophie des sens (Erwin Strauss). Remarquable lecteur des "classiques" grecs et allemands qu'il questionne sans cesse, il explore le mystère de l'existence humaine en allant à "la chose même" [...]

Philosophe majeur de notre époque, Henri Maldiney, né en 1912, a élaboré solitairement une phénoménologie consacrée à l'art et à la poésie (Cézanne, Tal Coat, Francis Ponge, du Bouchet, etc.). Il a contribué à la "daseinanalyse", en introduisant et discutant Ludwig Binswanger, et à une philosophie des sens (Erwin Strauss).
Remarquable lecteur des "classiques" grecs et allemands qu'il questionne sans cesse, il explore le mystère de l'existence humaine en allant à "la chose même" et en misant sour "l'ouvert", qui confère à l'humain son humanité.

Conférences et entretiens inédits de et avec Henri Maldiney, accompagnés de contributions. [less]

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Le territoire des philosophes

Chris YOUNÈS, Thierry PAQUOT

2009    396 Pages    (La Découverte)

L’espace, le lieu, le territoire, la ville, le paysage ne sont pas des sujets étudiés prioritairement par les philosophes contemporains, alors même que l’urbanisation représente dorénavant un phénomène planétaire. Pourtant certains les considèrent avec sérieux : qu’ils reviennent au topos ou à la khorâ des philosophes grecs, qu’ils discutent de l’apport des éthologues et autres naturalistes sur les processus de territorialisation propre à la faune et à la flore, qu’ils [...]

L’espace, le lieu, le territoire, la ville, le paysage ne sont pas des sujets étudiés prioritairement par les philosophes contemporains, alors même que l’urbanisation représente dorénavant un phénomène planétaire. Pourtant certains les considèrent avec sérieux : qu’ils reviennent au topos ou à la khorâ des philosophes grecs, qu’ils discutent de l’apport des éthologues et autres naturalistes sur les processus de territorialisation propre à la faune et à la flore, qu’ils explorent le cyberspace, arpentent les réseaux télécommunicationnels ou errent dans les mégapoles et banlieues des villes plus ou moins hospitalières, ils nous aident à penser le devenir urbain de l’être.
Cet ouvrage original et pionnier offre au lecteur un éventail des théories qui accordent au territoire spécifique à l’existence humaine une place essentielle. Ainsi, vingt philosophes du XXe siècle – Simmel, James, Bergson, Heidegger, Weil, Bachelard, Merleau-Ponty, Arendt, Jonas, Wittgenstein, mais aussi Lefebvre, Derrida, de Certeau, Levinas, Foucault, Deleuze et Guattari, Maldiney, Nancy, Sloterdijk – se trouvent présentés par de jeunes philosophes et de plus anciens, tous confirmés.
À l’heure des migrations – forcées ou non –, du défi environnemental, de la « crise » des banlieues, du mal-être croissant dans des formes indignes d’habitation, de la discontinuité des géographies intimes, il est grand temps de s’interroger sur les liens que les humains entretiennent avec les lieux et la terre. [less]

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Les dispositifs olfactifs au musée

Mathilde Castel

2018    295 Pages    (Le Contrepoint)

Et si nous vivions de nouvelles expériences muséales ? La vue a toujours été le sens privilégié pour saisir une oeuvre d'art, aux détriments des autres sens qui pourtant peuvent nous enseigner une nouvelle manière de voir les oeuvres. Mathilde Castel s'intéresse dans ce livre à la place des dispositifs olfactifs au musée. Désormais, le parfum est considéré comme le fruit d'un geste artistique et trouve de plus en plus sa place au musée. Quels sont les dispositifs visant à [...]

Et si nous vivions de nouvelles expériences muséales ? La vue a toujours été le sens privilégié pour saisir une oeuvre d'art, aux détriments des autres sens qui pourtant peuvent nous enseigner une nouvelle manière de voir les oeuvres. Mathilde Castel s'intéresse dans ce livre à la place des dispositifs olfactifs au musée. Désormais, le parfum est considéré comme le fruit d'un geste artistique et trouve de plus en plus sa place au musée. Quels sont les dispositifs visant à favoriser la survenue d'expériences inédites ? Peuvent-elles être à la fois contemplatives et pédagogiques ? Où sont mis en place ces dispositifs ? Comment mettre en scène l'impalpable ? Qui sont les précurseurs en terme de dispositifs olfactifs ? Qu'est-ce que le Whaf ? Quelle est l'histoire de l'art odorant ? Comment dialoguer avec le public grâce aux odeurs ? Les tableaux ont-ils une odeur ? Et si pour aller plus loin, nous pensions à une approche polysensorielle de la médiation ? Cet ouvrage est le résultat d'un colloque qui s'est tenu en juin 2017 à la Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle. Il est enrichi par un certain nombre de contributions visant à poursuivre la réflexion autour de la place des dispositifs olfactifs au musée. [less]

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Lieux contemporains

Chris Younès, Michel Mangematin

1997    (Descartes et Cie)

L'espace de la ville s'étire en des périphéries sans fin. Les autoroutes, les aéroports, les gares, les centres commerciaux, les villes nouvelles, le "périurbain", etc., forment une cartographie urbaine qui échappe aux catégories habituelles de la géographie physique. L'urbain a des espaces flottants, discontinus, virtuels. Quels sont les lieux contemporains aux technologies nouvelles, aux réseaux, au difficile dialogue entre le local et le global, à notre vie tiraillée entre le réel [...]

L'espace de la ville s'étire en des périphéries sans fin. Les autoroutes, les aéroports, les gares, les centres commerciaux, les villes nouvelles, le "périurbain", etc., forment une cartographie urbaine qui échappe aux catégories habituelles de la géographie physique. L'urbain a des espaces flottants, discontinus, virtuels. Quels sont les lieux contemporains aux technologies nouvelles, aux réseaux, au difficile dialogue entre le local et le global, à notre vie tiraillée entre le réel et la réalité ? La philosophie est ici, avec l'architecture, appelée à la rescousse afin de questionner les « lieux avec ou sans mémoire », les non-lieux, les hors-lieux, les lieux déracinés, les entre deux, les ailleurs, etc., qui constituent, tant bien que mal, notre terre et notre monde. Mais comment y habiter ? Avec l'Autre et parmi les autres.
Ces prises de position, souvent en désaccord, montrent à la fois la richesse de la philosophie d'aujourd'hui et la difficulté à penser une situation inédite. [less]

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Lignes d'univers

Bruno Giorgini, Chris Younès

2017    152 Pages    (Les points sur les i)

Au travers d’un questionnement renouvelé sur ce que signifie la ville aujourd’hui, le dialogue d’une philosophe et d’un physicien met en lumière des correspondances entre trajectoires et récits, science et fiction. L’hypothèse de lignes d’univers citoyennes s’offre comme nouvelle saisie « éco-métrique » des métamorphoses urbaines : l’ouvrage développe la perspective théorico-pratique d’un nouveau paradigme refusant de s’admettre dépassé quand il est question de [...]

Au travers d’un questionnement renouvelé sur ce que signifie la ville aujourd’hui, le dialogue d’une philosophe et d’un physicien met en lumière des correspondances entre trajectoires et récits, science et fiction. L’hypothèse de lignes d’univers citoyennes s’offre comme nouvelle saisie « éco-métrique » des métamorphoses urbaines : l’ouvrage développe la perspective théorico-pratique d’un nouveau paradigme refusant de s’admettre dépassé quand il est question de dire comment nous en sommes arrivés là, mais ouvrant au contraire sur l’imagination d’autres possibles.

Bruno Giorgini, physicien, chercheur associé à l’Institut national de physique nucléaire, Italie. Il a travaillé notamment en Relativitè Generale et cosmologie, sur les systèmes complexes (see for instance: « The physics of the city. Complexity in urban mobility networks from Venezia to Marseille”, dans le cadre d’une résidence à l’IMéRA Institute) et il a fondé (2001) et dirigé le laboratoire de Physique de la Ville de L’Università di Bologna (Physics and the City – guest editors Bruno Giorgini et Al. –Advances in Complex Systems – 2007)

Chris Younès, psychosociologue, docteure et HDR en philosophie, professeure à l’ESA (Ecole Spéciale d’Architecture) Paris, fondatrice du laboratoire GERPHAU (philosophie, architecture, urbain) et du Réseau scientifique thématique PhilAU (MCC). Cofondatrice d’ARENA (Architectural Research Network). Ses derniers ouvrages parus : Recycler l’urbain (MètisPresses, 2014) ; A l’épreuve d’exister avec Henri Maldiney (Hermann, 2016) ; Ressources urbaines latentes (MétisPresses, 2016). [less]

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L'Indéfinition de l'architecture

Benoit Goetz, Philippe Madec, Chris Younes

2009    132 Pages    (La Villette)

Reposer la question du sens de l'architecture. Telle est la proposition. Des définitions anciennes nous reviennent, nombreuses. Très longtemps, on a su ce qu'était, ce que devait être l'architecture. A travers le prisme de cet héritage éclaté, la question cependant, demeure. L'énigme de l'architecture n'est sans doute pas séparable de la question que l'humanité se pose à elle-même, au moment où l'ensemble des significations dont elle a fait usage pour assigner un horizon semble é [...]

Reposer la question du sens de l'architecture. Telle est la proposition. Des définitions anciennes nous reviennent, nombreuses. Très longtemps, on a su ce qu'était, ce que devait être l'architecture. A travers le prisme de cet héritage éclaté, la question cependant, demeure. L'énigme de l'architecture n'est sans doute pas séparable de la question que l'humanité se pose à elle-même, au moment où l'ensemble des significations dont elle a fait usage pour assigner un horizon semble épuisé. Comme l'homme lui-même, avec qui elle partage cette condition, l'architecture ne se laisse pas facilement fixer en une formule ou une figure universellement partagée. Quel est donc le lieu de l'architecte ? De quoi l'architecture est-elle en charge ? Il s'agit de relancer les dés et de saisir la chance de l'indéfinition. [less]

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Maison/Mégapole. Architectures, philosophies en oeuvre

Chris Younès (sous la dir. de)

1998    193 Pages    (Editions de La Passion)

Recueil de contributions de Alain Charre - Jean-Paul Dollé - Pier Giorgio Gerosa - Christian Girard - Benoit goetz - François Guéry - Henri Maldiney - Michel Mangematin - Thierry Paquot - Christian de Portzamparc - Arnoldo Rivkin - Jacques Sautereau - Yannis Tsiomis - Jean-Pierre Vallier - Chris Younès

Recueil de contributions de Alain Charre - Jean-Paul Dollé - Pier Giorgio Gerosa - Christian Girard - Benoit goetz - François Guéry - Henri Maldiney - Michel Mangematin - Thierry Paquot - Christian de Portzamparc - Arnoldo Rivkin - Jacques Sautereau - Yannis Tsiomis - Jean-Pierre Vallier - Chris Younès [less]

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Métabolismes urbains : De l'hygiénisme à la ville durable, Naples (1884-2004)

Roberto D'Arienzo (sous la dir. de)

2017    326 Pages    (Métis Presses)

La ville de Naples constitue un cas emblématique du rapport ambivalent qu’entretient une métropole avec ses restes. Traversée cycliquement par des crises liées à la gestion des déchets, Naples oscille entre pathologie et renouveau urbain. L’épidémie de choléra de 1884, la transformation de jardins en potagers de guerre sous le régime fasciste, la crise des ordures de 1997, mais aussi les opérations de reconversion urbaine et de stratification, la dilapidation ou le recyclage [...]

La ville de Naples constitue un cas emblématique du rapport ambivalent qu’entretient une métropole avec ses restes. Traversée cycliquement par des crises liées à la gestion des déchets, Naples oscille entre pathologie et renouveau urbain. L’épidémie de choléra de 1884, la transformation de jardins en potagers de guerre sous le régime fasciste, la crise des ordures de 1997, mais aussi les opérations de reconversion urbaine et de stratification, la dilapidation ou le recyclage architecturaux constituent autant d’épisodes d’une histoire complexe reliant gestion des flux métaboliques et aménagement du territoire.

Nous conduisant dans le ventre de la ville, l’auteur interroge les multiples métabolismes qui régissent les restes, et notamment l’évolution des méthodes de traitement et de valorisation adoptées au sein du système urbain napolitain. Il se concentre en particulier sur l’architecture et l’importance des restes bâtis à l’intérieur de l’écosystème urbain, en se fondant sur l’analyse de la Naples post-industrielle et des différents processus de reconversion dont elle est le résultat.

Métabolismes urbains offre ainsi une analyse historique de ce contexte urbain unique, en mobilisant un grand éventail de sources documentaires originales et inédites. Par son approche mêlant architecture, urbanisme, sociologie et anthropologie, il vient enrichir la compréhension du rapport de la ville à ses déchets et à ses friches et met en lumière le rôle crucial du rémanent, du négligé, de l’oublié et du latent dans la constitution de nos urbanités.

Deux Promenades photographiques, réalisées par Adamo Maio, s’intercalent aux chapitres et accompagnent le lecteur à la découverte d’un visage peu connu de la ville parthénopéenne. [less]

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Perception / Architecture / Urbain

Chris Younes, Xavier Bonnaud

2014    348 Pages    (Infolio)

Les technologies de l’information et des télécommunications transforment notre manière de voir, de représenter et de percevoir. C’est toute une culture du regard qui change. Le corps humain s’adapte tant bien que mal à ces procédés technologiques qui constituent de fait une révolution aussi importante que le passage de l’oralité à la lecture silencieuse. Il est temps de comprendre ces données culturelles et physiologiques inédites et d’en saisir les modes opératoires, pour [...]

Les technologies de l’information et des télécommunications transforment notre manière de voir, de représenter et de percevoir. C’est toute une culture du regard qui change. Le corps humain s’adapte tant bien que mal à ces procédés technologiques qui constituent de fait une révolution aussi importante que le passage de l’oralité à la lecture silencieuse. Il est temps de comprendre ces données culturelles et physiologiques inédites et d’en saisir les modes opératoires, pour les apprécier, les réorienter ou les dénoncer. [less]

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Philosophie de l'environnement et milieux urbains

Thierry PAQUOT, Chris YOUNÈS, Isabelle LAUDIER

2010    192 Pages    (La Découverte)

L'urbanisation planétaire à l'œuvre transforme profondément les relations des hommes avec la nature : elle en vient à environner l'environnement, avec ses autoroutes, ses centres commerciaux, son habitat épars, ses parcs de loisirs, ses stations de sports d'hiver et ses marinas de bord de mer... Bien sûr, il reste des forêts, de hautes montagnes, des parcs naturels, des champs cultivés, mais ces espaces ne sont guère épargnés, puisqu'ils sont devenus des destinations touristiques, [...]

L'urbanisation planétaire à l'œuvre transforme profondément les relations des hommes avec la nature : elle en vient à environner l'environnement, avec ses autoroutes, ses centres commerciaux, son habitat épars, ses parcs de loisirs, ses stations de sports d'hiver et ses marinas de bord de mer... Bien sûr, il reste des forêts, de hautes montagnes, des parcs naturels, des champs cultivés, mais ces espaces ne sont guère épargnés, puisqu'ils sont devenus des destinations touristiques, des enjeux fonciers, des dépendances urbaines et parfois des décharges...
Qu'appelle-t-on « environnement » à l'heure de l'urbanisation généralisée ? Les urbains y trouvent-ils les éléments constitutifs d'un « milieu » habitable ? Répondre à ces questions cruciales nécessite de mobiliser des savoirs et des pratiques professionnelles divers. D'où cet ouvrage polyphonique, réunissant des auteurs d'horizons différents, tous convaincus que l'urbanisation n'est pas en soi à diaboliser mais à penser à partir d'une philosophie de l'environnement renouvelée. Celle-ci doit questionner toutes les « perturbations » que cette urbanisation sans précédent provoque et reconsidérer certains de ses outils.
La constitution de plusieurs « milieux urbains » bouscule les anciennes relations ville/campagne et humain/nature et impose un « arrêt » sur la philosophie de l'environnement afin, à la fois, d'en prendre la mesure et de l'analyser. [less]

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Philosophie, ville et architecture : La Renaissance des quatre éléments

Thierry Paquot

2002    216 Pages    (La Découverte)

L’Air, l’Eau, le Feu et la Terre interviennent grandement dans ce que Gaston Bachelard nommait l’ « imagination matérielle ». Et ils participent activement à la symbolique des lieux et à leur agrément. La confrontation transdisciplinaire proposée dans ce livre permet de saisir la présence de chacun de ces éléments — ou de leur ombre — dans la sensorialité d’une ville comme dans l’habitabilité d’une demeure. L’on pourrait penser que l’architecture « transparente [...]

L’Air, l’Eau, le Feu et la Terre interviennent grandement dans ce que Gaston Bachelard nommait l’ « imagination matérielle ». Et ils participent activement à la symbolique des lieux et à leur agrément. La confrontation transdisciplinaire proposée dans ce livre permet de saisir la présence de chacun de ces éléments — ou de leur ombre — dans la sensorialité d’une ville comme dans l’habitabilité d’une demeure. L’on pourrait penser que l’architecture « transparente » , de plus en plus « dématérielle » , et l’urbain, de plus en plus déterritorialisé, ont rompu leurs liens avec les quatre éléments. Pourtant, comme le montrent les auteurs, des architectes, des paysagistes et des aménageurs s’évertuent à valoriser certaines qualités de ces éléments, sans être effrayés par leur virtualisation grandissante : des villes se dotent d’un lac artificiel, des jardins sont dédiés aux quatre éléments, des maisons honorent la terre et les urbanistes, à l’instar des philosophes grecs, prônent des tracés balayés par les vents. À l’hygiénisme du siècle passé respectueux du « bon » air et de l’eau potable et précautionneux en matière d’incendie et de séisme, succède un esthétisme, parfois excessif, à base de l’un des quatre éléments… La copie, le faux, dénaturent les éléments et les « gadgétisent ». Il est temps de leur redonner leur puissance symbolique et de rappeler qu’ils sont constitutifs de notre histoire culturelle, et rassemblent les hommes, les paysages et les constructions dans un même monde.
Avec des contributions de : Augustin Berque, Frédéric Bonnet, Pierre Déat, François Guéry, Hubert Guillaud, Lucien Kroll, Philippe Madec, Henri Maldiney, Michel Mangematin, Thierry Paquot, Alain Petit, Didier Rebois, Alain Roger, Antonella Tufano, Jean-Jacques Wunenburger et Chris Younès. [less]

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Pouvoir et politique pénale : De la prison à la surveillance électronique

Tony Ferri

2016    160 Pages    (Libre & solidaire)

L’état d’une société se reflète, souvent, dans la manière qu’elle a de punir et de traiter ceux qu’elle condamne. Aussi, pour savoir dans quelle société nous vivons, il convient de décrire la réalité de son système punitif. Cette interrogation est fondamentale pour comprendre la conception de l’humain qui sous-tend l’organisation pénale, donc sociale. Cela a d’autant plus de sens et d’importance que notre actualité, notre environnement quotidien, nos angoisses privé [...]

L’état d’une société se reflète, souvent, dans la manière qu’elle a de punir et de traiter ceux qu’elle condamne. Aussi, pour savoir dans quelle société nous vivons, il convient de décrire la réalité de son système punitif. Cette interrogation est fondamentale pour comprendre la conception de l’humain qui sous-tend l’organisation pénale, donc sociale. Cela a d’autant plus de sens et d’importance que notre actualité, notre environnement quotidien, nos angoisses privées ne manquent pas de nous rappeler ce que sont les conditions carcérales.
À l’heure du surpeuplement des établissements pénitentiaires, du maintien à un haut niveau des condamnations pénales et du déploiement continu des nouvelles technologies de contrôle à distance, la société civile n’est plus en état d’échapper au dispositif d’hypersurveillance qui tend à la dévorer de l’intérieur et à ruiner les bases mêmes de son vivre-ensemble. Chacun de nous peut être concerné par l’emprise d’un système de surveillance et de pénalisation qui se répand dans l’ensemble des domaines de la société. Cet essai analyse, décrit et évalue le régime du placement sous surveillance électronique et montre en quoi ce régime singulier se présente comme le paradigme pénal du processus d’ores et déjà en marche d’enfermement social et collectif. C’est une remise en cause de notre conception de la démocratie et de la protection de notre sphère individuelle.
L'auteur :
Tony Ferri est docteur en philosophie, chercheur au Groupe d’études et de recherches philosophie – architecture – urbain (Gerphau) et conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation au sein du ministère de la Justice. Spécialiste du champ des pénalités et tout particulièrement de la mesure de
placement sous surveillance électronique, il a écrit de nombreux articles et ouvrages, dont le dernier avec E. Dieu, Punition et risque. Les geôles du quotidien, aux éditions Studyrama, en 2015. Région de l’auteur : région parisienne. [less]

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Recycler l'Urbain, pour une Écologie des Milieux Habités

Roberto D'Arienzo, Chris Younès (sous la dir. de)

2014    525 Pages    (Métis Presses)

Transition écologique, réduction de la consommation, souci du viable, du vivable, de l’équitable… En ce début de 21e siècle, ces conceptions et pratiques nouvelles remettent en question le fonctionnement de la ville contemporaine et interrogent ses capacités de métamorphose. Le changement de paradigme qui se profile amène à repenser en profondeur toute installation humaine et à envisager une nouvelle alliance entre l’homme et son milieu. Recycler l’urbain cherche à repenser [...]

Transition écologique, réduction de la consommation, souci du viable, du vivable, de l’équitable… En ce début de 21e siècle, ces conceptions et pratiques nouvelles remettent en question le fonctionnement de la ville contemporaine et interrogent ses capacités de métamorphose. Le changement de paradigme qui se profile amène à repenser en profondeur toute installation humaine et à envisager une nouvelle alliance entre l’homme et son milieu.

Recycler l’urbain cherche à repenser les cycles de vie et à promouvoir la transformation comme principale action sur l’habitat. L’extension du concept de «  recyclage  » aux processus divers et entrelacés qui structurent l’urbain s’avère d’une grande efficacité pour relever les défis auxquels l’humanité est désormais confrontée. Pour tenter de répondre aux interrogations importantes et inévitables que cette approche suscite, ce volume convoque des disciplines aussi variées que l’écologie, l’économie, la géographie, l’histoire, l’architecture, l’urbanisme, le paysage, la sociologie et la philosophie.

Contributions de Sabah Abouessalam, Sabine Barles, Zygmunt Bauman, Clément Blanchet, Xavier Bonnaud, Stéphane Bonzani, Patrick Bouchain, Alessandro Coppola, Roberto D’Arienzo, Nicola Emery, Vittorio Gregotti, François Guery, André Guillerme, Cyrille Harpet, Edward Hollis, Jean-Marc Huygen, Lucien Kroll, Sara Marini, Edgar Morin, Muck Petzet, Didier Rebois, Bernard Reichen, Emmanuel Rey, Mosè Ricci, Mathias Rollot, John Scanlan, Agata Spaziante, Susan Strasser, Guido Viale, Paola Viganò, Chris Younès, Federico Zanfi. [less]

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Ressources urbaines latentes, pour un renouveau ecologique des villes

Roberto D'Arienzo, Chris Younès, Annarita Lapenna, Mathias Rollot (sous la dir. de)

2016    414 Pages    (Métis Presses)

À l’ère de l’Anthropocène, nos villes semblent concentrer en leur sein tous les composants de la crise écologique en cours. Elles regorgent pourtant de ressources qui permettraient de résoudre une partie des problèmes que leur développement actuel suscite. Les matières déchues, les espaces bâtis, mais aussi les savoirs ancestraux et les pratiques culturelles représentent autant d’opportunités qui peuvent et doivent ouvrir de nouvelles perspectives d’action pour accompagner [...]

À l’ère de l’Anthropocène, nos villes semblent concentrer en leur sein tous les composants de la crise écologique en cours. Elles regorgent pourtant de ressources qui permettraient de résoudre une partie des problèmes que leur développement actuel suscite. Les matières déchues, les espaces bâtis, mais aussi les savoirs ancestraux et les pratiques culturelles représentent autant d’opportunités qui peuvent et doivent ouvrir de nouvelles perspectives d’action pour accompagner nos sociétés vers les nombreux changements qui se profilent. Déceler ces potentialités requiert intelligence et méthode, en raison notamment de leur nature latente, imperceptible, enfouie.

Complément des recherches récentes sur le thème du recyclage dans les milieux urbains (Recycler l’urbain. Pour une écologie des milieux habités, MētisPresses, 2014), Ressources urbaines latentes nous amène à faire un pas en arrière pour diriger notre regard sur les conditions qui existent en amont de ces projets et pratiques de recyclage. [less]

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Synergies urbaines : pour un métabolisme collectif des villes

Roberto d'Arienzo, Chris Younès (sous la dir. de)

2018    320 Pages    (Métis Presses)

Dernier volet d’un long parcours scientifique, cet ouvrage poursuit l’interrogation menée par le laboratoire Gerphau sur la conception et la réalisation d’artefacts humains dans une perspective écologique. En convoquant le concept de synergie, qu’il applique aux domaines de l’architecture, de la ville, du paysage et du projet, ce volume introduit à de nouvelles méthodologies, plus ouvertes, en mesure de prendre en compte les phénomènes de transformation, coévolution et [...]

Dernier volet d’un long parcours scientifique, cet ouvrage poursuit l’interrogation menée par le laboratoire Gerphau sur la conception et la réalisation d’artefacts humains dans une perspective écologique. En convoquant le concept de synergie, qu’il applique aux domaines de l’architecture, de la ville, du paysage et du projet, ce volume introduit à de nouvelles méthodologies, plus ouvertes, en mesure de prendre en compte les phénomènes de transformation, coévolution et adaptation continue qui parcourent le monde urbain contemporain. Le faire-avec, le collectif ou le local sont ainsi érigés au centre d’une écosophie régénératrice des milieux habités.

Synergies urbaines vient clore un triptyque constitué par Recycler l’urbain (MētisPresses, 2014) et Ressources urbaines latentes (MētisPresses, 2016). Les différentes contributions qui le composent se déclinent en trois axes de réflexion, invitant à créer de nouveaux concepts, à établir des croisements inédits entre disciplines, savoirs et pratiques, ainsi qu’à explorer de nouvelles possibilités d’invention. [less]

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Ville contre-nature. Philosophie et architecture

Chris Younès (sous la dir.de)

1999    281 Pages    (La Découverte)

La modernité occidentale oppose la nature à la ville, cet univers artificiel, dans lequel ne subsistent que quelques éléments " naturels ", cultivés et entièrement maîtrisés par l'homme. Ce divorce entre l'humain et le vivant résulte de la montée en puissance des techniques déployées par l'homme, parfois contre lui et toujours contre la nature. Les auteurs de ce livre - philosophes, historiens, géographes, artistes, architectes, paysagistes, etc. - rejettent, vis-à-vis de la " [...]

La modernité occidentale oppose la nature à la ville, cet univers artificiel, dans lequel ne subsistent que quelques éléments " naturels ", cultivés et entièrement maîtrisés par l'homme. Ce divorce entre l'humain et le vivant résulte de la montée en puissance des techniques déployées par l'homme, parfois contre lui et toujours contre la nature. Les auteurs de ce livre - philosophes, historiens, géographes, artistes, architectes, paysagistes, etc. - rejettent, vis-à-vis de la " nature ", l'approche dominatrice, et optent pour de nouvelles relations responsables et complices. Une telle attitude les oblige à repenser les rapports complexes entre nature et culture, technique et société, urbain et environnement et, par conséquent, à appréhender les dimensions éthiques et esthétiques de l'" art de bâtir ". Les " espaces verts ", les jardins privés, les " coulées vertes ", les cité-jardins, les tracés " paysagers " des autoroutes ou des voies ferrées, les diverses réglementations écologiques, etc., sont-ils le signe d'une heureuse prise de conscience ou les cache-misère d'un hyper-libéralisme méprisant les équilibres fragiles de l'écosystème et le désir des citadins d'une " nature urbaine " ? La nature n'est pas extérieure à l'homme, tout comme celui-ci n'est pas en dehors d'elle. Ce sont les conditions de cette nécessaire cohabitation que les auteurs étudient et discutent. Au-delà d'un discutable " contrat naturel ", il convient de prendre soin de " notre " monde, un monde résolument urbanisé. [less]

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